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MICHEL Louise Lettre Autographe Signée 1886

5 Novembre 1886

Lettre Autographe Signée


Louise MICHEL



au

Directeur de la Prison

pour femmes de 

Saint Lazare

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600,00 €

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Gonesse [d'après le cachet postal], 5 novembre 1886.

1 p. in-& enveloppe conservée

 

"Je vous serais bien reconnaissante de faire passer le mot ci-joint à Mme Pourpe je ne sais pas si elle est au
Depôt ou à St-Laznre.
Peut-être que je vais aller chez vous, j'ai reçu avis pour payer les frais du procès et j'aime mieux Ia prison que de
donner pour des frais de justice ce que je gagne avec tant de peine et que je dois ailleurs - à mon loyer, à des dettes.
Recevez mes respects... j'irai bientôt reprendre ma cellule. "

"Je vous serais bien reconnaissante de faire passer le mot ci-joint à Mme Pourpe je ne sais pas si elle est au Depôt ou à St-Lazare.

Peut-être que je vais aller chez vous, j'ai reçu avis pour payer les frais du procès et j'aime mieux Ia prison que de donner pour des frais de justice ce que je gagne avec tant de peine et que je dois ailleurs - à mon loyer, à des dettes.

Recevez mes respects... j'irai bientôt reprendre ma cellule. "

 

Après la COMMUNE ET LA DÉPORTATION. Louise Michel était rentrée de

déportation en novembre 1880 à la suite du vote de la loi d'amnistie concernant les Communards

(juillet 1880), et elle avait repris son action militante. Elle avait ainsi participé à la manifestation des « ouvriers sans travail ", le 9 mars 1883, au cours de laquelle des boulangeries avaient été pillées : elle avait alors été condamnée à six ans de prison et placée à la maison de détention pour femmes de Saint-Lazare, à Paris, puis à celle de Clermont-del'Oise. Cependant à la suite d'une large mobilisation en faveur des prisonniers politiquet sur lesquels son cas attira I'attention elle avait été libérée - quoique protestant contre une mesure de clémence qui ne s'appliquait pas à tous ses camarades.

Le 3 juin 1886, elle figura aux côtés de Jules Guesde, Paul Lafargue et Étienne Susini, dans un meeting de soutien aux mineurs de Decazeville : elle fut de nouveau poursuivie, cette fois pour la vigueur de ses propos condamnée à 4 mois de réclusion et retrouva alors la prison de Saint-Lazare. Guesde,Lafargue et Susini ayant fait appel, ils furent acquittés en août, ce qui amena la décision en novembre, d'accorder une remise de peine à Louise Michel qui, elle, n'avait rien demandé.


Chez l'amie JULIE. Tout juste sortie de prison au début de novembre 1886, Louise Michel avait été recueillie à Gonesse, chez sa vieille amie Julie Longchamp: les deux femmes s'étaient connues en pension à Chaumont, avait tenu ensemble une institîtion scolaire à Millières, et s'étaient retrouvées ensemble à Paris vers 1856, où elles enseignèrent à la pension de Mme Voilier, rue du Château-d'Eau, puis dans l'école fondée par Louise Michel à Montmartre.

 

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